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FABLE

FABLE. n. f. 1° Court récit en vers ou en prose chargé d’illustrer une moralité. Le plus souvent, les fables sont des récits allégoriques, mettant en scène par exemple des animaux pour symboliser le monde humain. Les Fables de La Fontaine, de Florian, d’Anouilh. Voir Apologue.
2° Mensonge, récit inventé de toutes pièces; histoire que se plaît à raconter un mythomane, c’est-à-dire un personnage qui aime «fabuler» en croyant plus ou moins à ce qu’il imagine. Dans le sillage du mot fable (sens n° 2), on trouve les mots Affabulation (1° Trame d’un récit imaginaire ; 2° Invention mensongère), Affabuler (même sens que fabuler), Affabulateur (même sens que fabulateur), Fabulation (imagination, invention mensongère), Fabuler (élaborer des fabulations), Fabulateur (personnage qui raconte comme vraies des histoires imaginaires), Fabuleux (1° Qui appartient à la légende, mythique; 2° Étonnant, prodigieux) et Fabuliste (auteur de fables au sens n° 1).

fable


Histoire courte et plaisante qui illustre une pensée morale.


Commentaire


Genre littéraire emprunté à des sources gréco-latines (Ésope, VIe s. av. J.-C. ; Phèdre, Ier s. apr. J.-C.), la fable a connu son apothéose avec La Fontaine, qui lui a donné ses lettres de noblesse. Sous sa plume, en effet, la fable devient une petite pièce en vers, admirablement ciselée. Construite sur un véritable scénario, elle met en scène des animaux personnalisés dont les aventures imaginaires et les paroles humaines ont valeur d’enseignement ou de contestation.

Citation


(Ainsi) ces fables sont un tableau où chacun de nous se trouve dépeint. Ce qu’elles nous représentent confirme les personnes d’âge avancé dans les connaissances que l’usage leur a données, et apprend aux enfants ce qu’il faut qu’ils sachent. (Jean de La Fontaine, Fables, préface.)