Rechercher dans 217886 documents

Evangile

Evangile (lat. evangelium, bonne nouvelle), ensemble des livres du Nouveau Testament écrits par quatre des disciples de Jésus-Christ, exprimant sa doctrine et relatant les événements de sa vie. — Tels sont les Évangiles canoniques reconnus par l’Église comme étant inspirés par Dieu. Ils sont placés dans le canon des Livres saints. Les trois Évangiles de saint Matthieu, de saint Marc et de saint Luc ont été rédigés en grec, sauf peut-être le premier, qui aurait été écrit d’abord en araméen en 60 (les autres de 60 à 70). Ils sont dits synoptiques, parce qu’ils concordent exactement, racontant les mêmes faits en un style différent. Ils ont un caractère historique. Le quatrième Évangile, plus tardif, très différent des autres, est écrit par saint Jean, le disciple bien-aimé du Christ; il est un témoignage de la vie de Jésus et montre dès son prologue que le Christ est le Verbe de Dieu… «Au commencement était le Verbe (le logos, la parole)… et le Verbe était Dieu… ». L’Évangile de saint Jean est un résumé théologique et en même temps un témoignage historique. L’Église a toujours reconnu son authenticité et elle en a fait la base de sa doctrine. Certains historiens du XIXe s. ont nié cette valeur de vérité, s’appuyant sur l’exégèse. Cependant, les études bibliques, la connaissance des langues anciennes, l’archéologie et d’autres travaux d’érudition religieuse concourent à faire reconnaître la sincérité et le caractère inspiré des Évangiles canoniques. Plus douteux sont ceux qui sont dits apocryphes ; l’Église les rejette de son canon ; ils sont nombreux, écrits à différentes époques par des hérétiques, ou, suivant une inspiration populaire, dans un souci de merveilleux : tels sont le «protévangile de saint Jean», l’« évangile de saint Thomas », celui de Nicomède, etc.
Dans la liturgie catholique, très tôt l’Église a inséré la lecture d’un texte de l’Évangile, qui prend place dans la première partie de la messe.
Les quatre évangélistes, piliers du christianisme, sont, d’après les visions d’Ézéchiel et de saint Jean, souvent représentés par leurs symboles soit sur les pendentifs des coupoles, soit sur les tympans. Ces quatre êtres de la création qu’on a appelés le «tétramorphe» auraient une signification symbolique : le taureau représenterait la victime par excellence du sacrifice (saint Luc) ; le lion, le roi des animaux (saint Marc), l’homme, le roi du monde (saint Matthieu) ; l’aigle, le roi des airs (saint Jean). Ils signifieraient aussi les quatre éléments.
Parfois, le Christ est placé sur un monticule d’où s’écoulent quatre fleuves signifiant les quatre Livres saints qui se sont répandus sur la terre.

Liens utiles

How to whitelist website on AdBlocker?