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DÉTERMINISME ET INCERTITUDE

1. LE DÉTERMINISME CLASSIQUE
 

Jusqu’au début de ce siècle…


« La physique classique nous montrait l’univers comme analogue à un immense mécanisme susceptible d’être décrit avec une entière précision par la localisation de ses parties dans l’espace et leur modification au cours du temps. « (Louis de Broglie, “La Physique nouvelle et les quanta“, 1937).


Laplace : tout est prévisible en droit.


Laplace (1749/1827) a formulé une manière d’évangile du déterminisme classique en écrivant : “nous devons envisager l’état présent de l’univers comme l’effet de son état antérieur et comme la cause de celui qui va suivre. Une intelligence qui, pour un instant donné, connaîtrait toutes les forces dont la nature est animée et la situation respective des êtres qui la composent (…) embrasserait dans la même formule les mouvements des plus grands corps de l’univers et ceux du plus léger atome. Rien ne serait incertain pour elle, et l’avenir comme le passé, serait présent à ses yeux. (“Essai philosophique sur les probabilités“, 1814).


2. LES RELATIONS D’INCERTITUDE


La microphysique contemporaine nous contraint, semble-t-il, à revenir quelque peu d’un tel optimisme épistémologique. Les relations d’incertitude (Heisenberg, 1927) établissent, en effet, que si l’on veut déterminer la vitesse et la position d’un électron à un instant t, le produit des deux imprécisions ne peut jamais être inférieur à une certaine valeur (= la constante h de Planck divisée par la masse de la particule) : la précisions absolue est ici rendue impossible, dès le principe, par la situation même d’observateur. “Notre scalpel à mesurer la nature a un tranchant de fin se limitée, mesurée par la constante de Planck“, écrivait le physicien Paul Langevin.

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