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Culture littéraire : 9

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Culture littéraire : 9

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Comment appelle-t-on la réplique du Cid citée ci-dessous?
DON DIÈGUE
Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie !
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie?
Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers
Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers?
Mon bras qu'avec respect tout l'Espagne admire,
Mon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire,
Tant de fois affermi le trône de son roi,
Trahit donc ma querelle, et ne fait rien pour moi?
Ô cruel souvenir de ma gloire passée !
Ouvre de tant de jours en un jour effacée !
Nouvelle dignité fatale à mon bonheur !
Précipice élevé d'où tombe mon honneur !
Faut-il de votre éclat voir triompher le comte,
Et mourir sans vengeance, ou vivre dans la honte?
Comte, sois de mon prince à présent gouverneur ;
Ce haut rang n'admet point un homme sans honneur ;
Et ton jaloux orgueil par cet affront insigne
Malgré le choix du roi, m'en a su rendre indigne.
Corneille, Le Cid, acte I, scène 4, 1636.

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Laquelle de ces pièces de Jean Racine n'est pas une tragédie?

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Dans le langage théâtral, de quoi cet extrait est-il caractéristique?
CÉLIMÈNE
Où courez-vous?
ALCESTE
Je sors.
CÉLIMÈNE
Demeurez.
ALCESTE
Pourquoi faire?
CÉLIMÈNE
Demeurez.
ALCESTE
Je ne puis.
CÉLIMÈNE
Je le veux.
ALCESTE
Point d'affaire.
Ces conversations ne font que m'ennuyer,
Et c'est trop que vouloir me les faire essuyer.
Molière, Le Misanthrope, acte II, scène 3, 1666.

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Au théâtre, le schéma actantiel sert à :

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Le pastiche est une réécriture par :

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Dans la pièce de Corneille L'Illusion comique (1635), Matamore, alors qu'il est tremblant de peur devant Géronte qui le menace, dé­clare d'un ton fier :
Il a perdu le sens, de me parler ainsi.
Pauvre homme, sais-tu bien que mon nom effroyable Met le grand Turc en fuite, et fait trembler le diable ; Que pour t'anéantir, je ne veux qu'un moment?
Quel est le registre (le style) parodié dans ces vers?

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Quelques années après la publication de son roman Vendredi ou Les Limbes du Pacifique, Michel Tournier a écrit pour les enfants Vendredi ou la vie sauvage. Il s'agit :

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Comment peut-on définir l'extrait suivant ?
Du DEUIL QUE MENA GARGANTUA À LA MORT DE SA FEMME BADEBEC
Quand Pantagruel fut né, qui fut bien ébahi et perplexe ? Ce fut Gargantua son père. Car, voyant d'un côté sa femme Badebec morte, et de l'autre son fils Pantagruel né, tant beau et tant grand, ne savait que dire ni que faire, et le doute qui troublait son entendement était à savoir s'il devait pleurer pour le deuil de sa femme, ou rire pour la joie de son fils. [...]
« Pleurerai-je ? disait-il. Oui, car pourquoi ? Ma tant bonne femme est morte, qui était la plus ceci, la plus cela qui fût au monde. Jamais je ne la verrai, jamais je n'en recouvrerai une telle : ce m'est une perte inestimable. Ô mon Dieu que t'avais-je fait pour ainsi me punir? Que n'envoyas-tu la mort à moi premier qu'à elle ? car vivre sans elle ne m'est que languir. Ha ! Badebec, ma mignonne, m'amie [...], ma tendrette, ma braguette, ma savate, ma pantoufle, jamais je ne te verrai. Ha ! pauvre Pantagruel, tu as perdu ta bonne mère, ta douce nourrice, ta dame très aimée ! [...] »
Et, ce disant, pleurait comme une vache ; mais tout soudain riait comme un veau, quand Pantagruel lui venait en mémoire.
« Ho, mon petit fils, disait-il, mon couillon, mon peton, que tu es joli et tant je suis tenu à Dieu de ce qu'il m'a donné un si beau fils, tant joyeux, tant riant, tant joli. Ho, ho, ho, ho ! que je suis aise ! Buvons, ho ! laissons toute mélancolie ! Apporte du meilleur, rince les verres, boute la nappe, chasse ces chiens, souffle ce feu, allume la chandelle, ferme cette porte, taille ces soupes, envoie ces pauvres, baille-leur ce qu'ils demandent ! [...] »
Ce disant, ouït la litanie [...] des prêtres qui portaient sa femme en terre [...] :
« Seigneur Dieu, faut-il que je me contriste encore ? Cela me fâche,
je ne suis plus jeune, je deviens vieux [...] ! Ma femme est morte [...] je ne la ressusciterai pas par mes pleurs : elle est bien, elle est en paradis pour le moins [...]. Il me faut penser d'en trouver une autre. »
François Rabelais, Pantagruel, chapitre 3, 1532.

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À la suite de Plaute (IIIe s. av. J.-C.), Molière (Amphitryon, 1668), H. von Kleist (Amphitryon, 1807) ou Jean Giraudoux (Amphitryon 38, 1929) ont écrit leur version du mythe d'Amphitryon. Il s'agit :

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Quel est le statut du second texte par rapport au premier?
Ô rage ! ô désespoir ! ô vieillesse ennemie !
N'ai-je donc tant vécu que pour cette infamie ?
Et ne suis-je blanchi dans les travaux guerriers
Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ?
Mon bras, qu'avec respect toute l'Espagne admire,
Mon bras, qui tant de fois a sauvé cet empire,
Tant de fois affermi le trône de son roi
Trahit donc ma querelle, et ne fait rien pour moi?
Corneille, Le Cid, acte I, scène 4, 1636.
Ô rage ! ô désespoir ! ô Perruque m'amie !
N'as-tu donc tant duré que pour cette infamie?
N'as-tu trompé l'espoir de tant de perruquiers
Que pour voir en un jour flétrir tant de lauriers ?
Nouvelle pension fatale à ma calotte !
Précipice élevé qui te jette en la crotte !
Cruel ressouvenir de tes honneurs passés,
Services de vingt-ans en un jour effacés ! [...]
Racine, Boileau et Furetière, Chapelain décoiffé, 1664.

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