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Culture littéraire : 10

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Culture littéraire : 10

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Quelle est la figure de style mise en valeur dans l'extrait suivant?
Pauvreté, qui n'est point dans l'aisance,
Amena son fils Larcin
Qui pour aider sa mère
S'en va en courant au gibet
Et s'y fait quelquefois pendre
Car sa mère ne peut le défendre ;
Son père non plus, Coeur faibli,
Qui de chagrin en est accablé.
Jean de Meung, Le Roman de la Rose, 1270-1275.

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Qu'est-ce qu'un calligramme ?

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Lequel de ces vers contient une diérèse ?

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Comment peut-on définir le genre des mémoires?

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Qu'est-ce que le pacte autobiographique?

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Quelle célèbre épistolière du XVIIe siècle a laissé derrière elle une abondante correspondance, publiée après sa mort?

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Quelle figure de style caractérise cette phrase, extraite d' une lettre de Mme de Sévigné ?
Il a si bien établi son discours, il a donné au défunt des louanges si mesurées ; il a passé par tous les endroits délicats avec tant d'adresse ; il a si bien mis dans son jour tout ce qui pouvait être admiré ; il a fait des grâces d'éloquence et des coups de maître si à propos et de si bonne grâce, que tout le monde, je dis tout le monde, sans exception, s'en est écrié et était charmé d'une action si parfaite et si achevée.
Mme de Sévigné, Lettres, 51, 1671.

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Comment peut-on qualifier la lettre suivante ?
À Ferney, 27 mars 1762
Vous me demanderez peut-être, mes divins anges, pourquoi je m'intéresse si fort à ce Calas qu'on a roué ; c'est que je suis homme, c'est que je vois tous les étrangers indignés, c'est que tous vos officiers suisses protestants disent qu'ils ne combattront pas de grand coeur pour une nation, qui fait rouer leurs frères sans aucune preuve.
Je me suis trompé sur le nombre des juges, dans ma lettre à M. de la Marche. Ils étaient treize ; cinq ont constamment déclaré Calas innocent. S'il avait eu une voix de plus en sa faveur, il était absous. À quoi tient donc la vie des hommes ? à quoi tiennent les plus horribles supplices ? Quoi ! parce qu'il ne s'est pas trouvé un sixième juge raisonnable, on aura fait rouer un père de famille ! on l'aura accusé d'avoir pendu son propre fils, tandis que ses quatre autres enfants crient qu'il était le meilleur des pères !...
Ce pauvre homme criait sur la roue qu'il était innocent ; il pardonnait à ses juges ; il pleurait son fils auquel on prétendait qu'il avait donné la mort. Un dominicain qui l'assistait d'office sur l'échafaud, dit
qu'il voudrait mourir aussi saintement qu'il est mort. Il ne m'appartient pas de condamner le parlement de Toulouse ; mais enfin il n'y a eu aucun témoin oculaire ; le fanatisme du peuple a pu passer jusqu'à des juges prévenus. Plusieurs d'entre eux peuvent s'être trompés. N'est-il pas de la justice du Roi et de sa prudence de faire au moins représenter les motifs de l'arrêt ? Cette seule démarche consolerait tous les protestants de l'Europe et apaiserait les clameurs. Avons-nous besoin de nous rendre odieux ? Ne pourriez-vous pas engager M. le comte de Choiseul à s'informer de cette horrible aventure qui déshonore la nature humaine, soit que Calas soit coupable, soit qu'il soit innocent ? Il est inutile d'approfondir la vérité. Mille tendresses à mes anges.
Voltaire, Lettre à M. le Comte d'Argental.

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À quelle époque le genre épistolaire connut-il son essor ?

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À quel événement politique la Lettre à la jeunesse d'Émile Zola fait-elle référence ?
[...] Jeunesse, jeunesse ! Souviens-toi des souffrances que tes pères ont endurées, des terribles batailles où ils ont dû vaincre, pour conquérir la liberté dont tu jouis à cette heure. Si tu te sens indépendante, si tu peux aller et venir à ton gré, dire dans la presse ce que tu penses,

avoir une opinion et l'exprimer publiquement, c'est que tes pères ont donné de leur intelligence et de leur sang. Tu n'es pas née sous la tyrannie, tu ignores ce que c'est que de se réveiller chaque matin avec la botte d'un maître sur la poitrine, tu ne t'es pas battue pour échapper au sabre du dictateur, aux poids faux du mauvais juge. Remercie tes pères, et ne commets pas le crime d'acclamer le mensonge, de faire campagne avec la force brutale, l'intolérance des fanatiques et la voracité des ambitieux. La dictature est au bout.
[...] Jeunesse, jeunesse ! Sois humaine, sois généreuse. Si même nous nous trompons, sois avec nous, lorsque nous disons qu'un innocent subit une peine effroyable, et que notre coeur révolté s'en brise d'angoisse. Que l'on admette un seul instant l'erreur possible, en face d'un châtiment à ce point démesuré, et la poitrine se serre, les larmes coulent des yeux. Certes, les gardes-chiourme restent insensibles, mais toi, toi, qui pleures encore, qui dois être acquise à toutes les misères, à toutes les pitiés ! Comment ne fais-tu pas ce rêve chevaleresque, s'il est quelque part un martyr succombant sous la haine, de défendre sa cause et de le délivrer ? Qui donc, si ce n'est toi, tentera la sublime aventure, se lancera dans une cause dangereuse et superbe, tiendra tête à un peuple, au nom de l'idéale justice ? Et n'es-tu pas honteuse, enfin, que ce soient des aînés, des vieux, qui se passionnent, qui fassent aujourd'hui ta besogne de généreuse folie? [...]
Émile Zola, Lettre à la jeunesse, 14 décembre 1897.

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