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colère

colère, excitation affective de tendance agressive. — On distingue les colères rouges, qui s’expriment spontanément dans des gestes et des cris, et les colères blanches, réfléchies, contenues, qui, chez l’enfant, peuvent conduire à la syncope. La colère est souvent une réaction de fuite devant les responsabilités : lorsqu’un individu est psychologiquement incapable de trancher un problème pratique (par exemple, doit-il sauver un ami qui est devenu un voleur poursuivi par la police?), il se mettra en colère devant la « situation » ; ou bien, si un individu est convaincu d’avoir tort, mais ne peut pas s’adapter à l’« idée » d’avoir tort et à la situation qu’elle entraîne, il se met en colère, etc. La colère est donc, en fait, une conduite d’échec.
colérique, type de caractère dont les composantes fondamentales sont l’émotivité, la tendance à agir et l’absence de retentissement profond, dans la personnalité, des événements qui arrivent : caractère primaire (ex. Danton).

colère, émotion subite, de tendance agressive, qui se manifeste par une vive animation expressive, gestuelle et verbale, parfois incontrôlable.
Classiquement, on distingue la colère pâle ou livide et la colère rouge, ainsi définies par la coloration du visage. Chez les enfants, on observe des « colères blanches » qui tendent à la syncope. La colère survient dans des situations de frustration, quand l’individu se révèle incapable de les dominer. Chez certaines personnes faibles ou névrosées, la colère offre aussi l’occasion d’affirmer leur personnalité mal assurée. Quand on n’ose pas affronter le sujet de la colère, un déplacement s’effectue sur les choses ou les êtres sans défense, les enfants ou les animaux. La psychanalyse y décèle une régression au stade sadique-anal.
Sous l’influence de l’éducation, l’être humain apprend à contrôler les expressions motrices et verbales de la colère. Pourtant, certaines fureurs explosent au moindre prétexte. Elles sont le fait d’individus prédisposés, qui présentent une fragilité organique, par suite d’un dérèglement endocrinien (quand la glande thyroïde ou les surrénales sont trop actives), ou une déficience du système nerveux central, comme dans l’épilepsie ou l’alcoolisme chronique. Les états coléreux s’accompagnent, parfois, d’un obscurcissement de la conscience, qui peut ne laisser aucun souvenir.

colérique
Type de personnalité se définissant, dans la classification de G. Heymans et E. D. Wiersma, par une forte émotivité (E), un grand besoin d’activité (A) et des réactions immédiates (P). Le trait dominant du colérique est moins la colère que la vivacité de ses réactions, son impulsivité, son activité exubérante, sa vitalité, son impatience.
collectif (test), test appliqué à plusieurs personnes à la fois.
Surtout employées en psychologie militaire et industrielle, pour la sélection du personnel, ces épreuves ont le grand avantage d’être rapides dans l’administration et la correction. Diffusées sous forme de cahiers, de questionnaires, de projections fixes, de disques, etc., elles permettent de connaître les aptitudes intellectuelles et le caractère des sujets examinés. Ce système ne rend pas possible la connaissance fine des personnes, que seuls les tests individuels peuvent donner.

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