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BIOETHIQUE

Du grec bios, « vie », et ethikos, « qui concerne les mœurs ».


Étude des problèmes éthiques que soulèvent les progrès de la génétique et des biotechnologies (diagnostic prénatal, thérapie génique, insémination artificielle, congélation des embryons, clonage, etc.).

• Parce que les progrès récents de la biologie touchent à des notions fondamentales pour l’homme (la vie, la mort, la reproduction, la parenté, l’individualité), ils doivent nécessairement s’accompagner d’une intense réflexion sur la légitimité morale des pratiques qu’ils autorisent désormais.

Bioéthique

Terme apparu aux États-Unis dans les années 1970, notamment à l’occasion de la conférence d’Asimolar en Californie en 1975, pour désigner d’abord la nécessité de prévenir les dérives des manipulations génétiques par une réflexion morale sur les risques de cette activité. La bioéthique désigne, au-delà de la réflexion morale sur les implications de la génétique, l’ensemble des interrogations qui gravitent autour de la vie (« bios ») : la procréation, mais aussi l’euthanasie, les soins palliatifs, le prélèvement d’organes, les expérimentations sur l’être humain et sur d’autres êtres vivants.

BIOÉTHIQUE

Des mots grecs bios « vie » et ethos « éthique », la bioéthique, apparue dans les années 60, est une discipline qui a pour objet les questions d’éthique soulevées par les progrès de la médecine et de la biologie.
♦ La bioéthique s’enracine dans la morale médicale traditionnelle, qui était avant tout une éthique du dévouement du médecin à l’égard de son patient. Mais le caractère démiurgique des biotechnologies contemporaines suscite des interrogations nouvelles en ce qui concerne principalement les thèmes suivants, qui prennent un relief particulier à notre époque : l’euthanasie, l’avortement, le diagnostic prénatal, l’eugénisme, l’expérimentation sur l’être humain et l’embryon, l’insémination artificielle, les manipulations génétiques. Approche interdisciplinaire, la bioéthique intéresse, outre le médecin et le biologiste, le juriste, le théologien et le philosophe.
Trois principes de base guident la réflexion bioéthique : le respect de la personne humaine, le souci de la bienfaisance exigeant une bonne appréciation des avantages et inconvénients de telle ou telle décision, et le principe de justice selon lequel les hommes sont égaux en dignité.
Il s’agit, finalement, d’éviter trois écueils pouvant porter atteinte à l’intégrité de l’être humain : la soumission du vivant humain à la loi du marché (vente d’organes par exemple), l’auto-institution du sujet pouvant réclamer le droit à satisfaire des « désirs mortifères », et l’excès du pouvoir médical et surtout du pouvoir étatique légiférant au mépris des droits de l’homme.

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