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Aristote et le bonheur

Dégagez l’intérêt philosophique de ce texte en procédant d son étude ordonnée.

Les uns identifient le bien au plaisir ; d’autres, au contraire, l’assurent foncièrement mauvais ; les uns, sans doute par conviction intime, les autres, à la pensée qu’il vaut mieux, vu les conséquences pour notre vie, le rejeter, vaille que vaille, au nombre des vices : la foule n’est déjà que trop portée à s’asservir aux plaisirs, mieux vaut donc l’engager sur la voie opposée : puisse-t-elle ainsi atteindre un juste milieu.
Mais c’est bien mal raisonner.
Car en matière d’affections et d’actions les paroles ont moins de force persuasive que les actes, et lorsqu’elles sont en désaccord avec les données de la sensation, on les rejette, et, avec elles, la part de vérité qu’elles contiennent. Qu’un jour on surprenne le censeur des plaisirs à en rechercher un, on en conclura que tout plaisir mérite d’être poursuivi, car il est des distinctions que n’opère pas la foule. Il est donc préférable de toujours dire la vérité, en morale comme en science ; seules les paroles véridiques ont force oratoire conformes au réel, elles peuvent inciter ceux qui les entendent à y conformer leur vie.

Aristote, Éthique à Nicomaque, liv. X.

Parties du programme abordées :
— Le bonheur.
— La vérité.

Analyse du sujet : Le moraliste doit non seulement dire la vérité, mais agir en conformité avec sa doctrine, les actes ayant en ce domaine plus de force persuasive que les simples discours.

Conseils pratiques : Ce texte ne présente pas de difficulté majeure. Explicitez la notion de plaisir et évoquez les doctrines morales qui l’exaltent ou la condamnent sans pour autant étaler un cours d’histoire de la philosophie.

Bibliographie :
ARISTOTE, Éthique à Nicomaque, Garnier-Flammarion.
NIETZSCHE, Ecce Homo, Gallimard.

Difficulté du sujet : *

Nature du sujet : Classique.

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