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Aristote et l'âme

«Il appartient au naturaliste de parler de l’âme et d’en avoir la science, sinon de toute l’âme, du moins de ce qui fait de l’animal ce qu’il est. » Aristote, “Des parties des animaux” (ive siècle av. J.-C.).

Pour Aristote, ce qui fait la spécificité des êtres vivants par rapport à la matière inerte, c’est ce principe qu’il appelle l’âme et qui assure la cohésion de ses parties et son mouvement Ce principe permet de distinguer le vivant du mort: mourir, c’est perdre son âme, et laisser sa matière se dissoudre.
II ne faut pas concevoir ici l’âme de manière religieuse, mais comme un concept scientifique (qui ressemble à ce que l’on appelle aujourd’hui le «programme génétique»), qui permet à Aristote de penser le vivant et d’en penser les différentes formes: aux végétaux l’âme végétative (principe de croissance); les animaux y ajoutent l’âme sensitive (sensation et mouvement); l’homme y ajoute l’âme intellective (facultés intellectuelles).
Connaître le vivant, c’est donc connaître, dans chaque être, son âme, sa «cause finale» (son “telos“), son principe organisateur.

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