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AMOUR-PROPRE

  • AMOUR-PROPRE

Égoïsme. Pour les moralistes du xviie siècle, tendance innée du moi à se « faire centre du tout » et à rapporter tout à soi. Ainsi, pour Pascal cet état est l’expression d’une nature déchue ou la conséquence du péché originel : « Le moi est haïssable. » Au contraire, pour Rousseau, l’amour-propre, contrairement à l’amour de soi est moins un penchant naturel qu’un vice que développe la vie sociale.

Synonyme, chez les moralistes comme Nicole, de l’amour de soi. Ainsi, on sera charitabe pour être considéré, et non par pure générosité.