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ADONIS

ADONIS. Dieu d’origine asiatique : son nom vient du mot sémitique adon, qui signifie «Seigneur». Il fut vénéré en plusieurs endroits, toujours en même temps qu’Aphrodite. Selon la légende, il était né d’une union incestueuse entre Myrrha (ou Smyrna) et son propre père, Cinyras, roi de Paphos à Chypre, ou bien Bélos, roi d’Egypte, ou encore Théias, roi d’Assyrie. Myrrha ayant négligé le culte d’Aphrodite, la déesse lui avait fait éperdument désirer son père. Avec l’aide de sa nourrice, elle amena par ruse son père à passer la nuit avec elle; et elle conçut Adonis. Quand son père s’en aperçut, il chercha à la tuer, mais les dieux la transformèrent en arbre à myrrhe. Plus tard, l’arbre fut fendu sous la charge d’un sanglier, et Adonis sortit de la fissure. Selon une autre version, Ilithye, la déesse qui préside aux accouchements, délivra le bébé de l’arbre quand le moment fut venu. Aphrodite, impressionnée par la beauté de l’enfant, le coucha dans un coffre et le confia à Perséphone. Celle-ci aimait aussi l’enfant, et elle refusa de le rendre à Aphrodite, si bien que Zeus dut trancher entre les deux déesses; on connaît deux versions du jugement : selon la première, Zeus décida qu’Adonis passerait un tiers de l’année avec chaque déesse et le reste comme il l’entendrait. Mais Adonis consacra aussi ce dernier tiers à Aphrodite. La seconde version fait de la muse Calliope l’arbitre du conflit (Zeus ne désirant pas trancher) et précise qu’elle attribua la moitié de l’année à chaque déesse. Ces légendes rappellent la fonction d’Adonis, dieu de la végétation et de la nature. Selon la seconde tradition, Aphrodite punit Calliope en provoquant la mort de son fils Orphée.
Alors qu’il était avec Aphrodite, Adonis perdit la vie comme il l’avait reçue : sous la charge d’un sanglier qui l’attaqua, alors qu’il chassait dans la forêt. D’autres disent que l’agresseur était le jaloux Arès, déguisé, ou bien le mari d’Aphrodite, Héphaïstos. La déesse lui avait très souvent déconseillé de chasser de dangereuses bêtes sauvages : le poète Ovide précise qu’elle lui avait raconté l’histoire d’Atalante, pour le mettre en garde. L’affliction d’Aphrodite fut très grande : elle fit naître l’anémone rouge du sang qu’il avait perdu à sa mort. Selon une variante du mythe, elle convainquit Perséphone de le rendre au jour pour quatre mois, chaque année, au début du printemps.

ADONIS Éphèbe à la beauté saisissante, le Grec Adonis (sans doute d’origine phénicienne), dieu de la Nature et de la Végétation, incarne par son histoire l’éternel renouvellement des saisons, de l’hiver (sa mort) au printemps (sa résurrection). Célèbre d’Alexandrie à Chypre, de Byblos à Athènes, pour avoir suscité une passion violente chez les deux déesses qui se disputaient son amour, Aphrodite sa préférée et Perséphone la déesse des Enfers, il était né d’un inceste coupable suscité pur la première : celle-ci avait poussé Myrrha (ou Smyrna) à séduire, grâce à une ruse, son père Théiais le roi de Syrie. Adonis, dont la mère fut transformée pur les dieux en arbre à myrrhe pour échapper au courroux meurtrier de son père abusé, naquit de l’écorce maternelle fendue pur la charge d’un sanglier. Élevé pur Perséphone (qui refusa de rendre à Aphrodite le précieux cadeau qu’elle lui avait confié en le découvrant si beau à la naissance), Adonis dût à l’arbitrage de Zeus le privilège de passer un tiers de l’année auprès de chacune des deux rivales, à charge pour lui d’occuper le troisième comme il l’entendrait (ce qu’il s’empressa de faire en le dédiant à Aphrodite). Autre version admise, le jugement aurait été prononcé pur la muse Calliope, en lieu et place de Zeus (trop diplomate pour trancher entre les deux amoureuses) : celle-ci aurait quant à elle coupé la poire en deux, en obligeant le jeune homme à passer une moitié de l’année aux Enfers et l’autre moitié sur terre. Mais cette bigamie instaurée dans un souci d’équité allait vite être contrariée pur la disparition d’Adonis, mortellement blessé par… un sanglier, au grand désespoir d’Aphrodite qui l’avait pourtant mis en garde contre les attaques sournoises de jaloux potentiels. La légende veut que des larmes de la belle soient nées les roses, du sang de son amoureux les anémones rouges, et que les deux déesses enfin réconciliées s’entendirent sur un consensus acceptable, autorisant Adonis à revenir au jour, quatre mois pur an, au début du printemps.

2 comments on ADONIS

  1. ADONIS, chez les Phéniciens, dieu de la Végétation, jeune et d’une beauté merveilleuse, dont s’éprit Aphrodite. Il ne répondit pas à sa passion, et fut tué par un sanglier. Son sang répandu aurait fait surgir l’anémone. Adonis descendit au royaume des morts, mais fut autorisé à revenir sur la terre au printemps. A l’époque hellénistique, les «Adonies» étaient des fêtes où les chants funèbres et les fleurs jouaient un grand rôle.

  2. ADONIS
    (ADONHAMMOUZ) Chez les Phéniciens, Adon signifie “seigneur”. Dans la triade des Baal, Adonis correspond au jeune dieu qui épouse Dioné. Le dieu Adonis illustre la mort-renaissance de la végétation. On l’assimile parfois à Attis ou à Tammouz.
    Chaque année, les jeunes filles grecques pleurent la mort du bel adolescent qu’il fut. Dès sa naissance, Aphrodite, la déesse de l’Amour tombe éperdument amoureuse de lui et souhaitant lui offrir une existence dorée, elle le confie aux bons soins de Perséphone, la déesse du monde infernal. Celle-ci s’éprend bientôt de son protégé et refuse de le rendre à sa rivale. Aphrodite descend aux Enfers mais sans succès. Les deux déesses font alors appel à l’arbitrage de Zeus. Bon juge, il préconise qu’Adonis vivra avec Aphrodite pendant le printemps et l’été puis qu’il rejoindra, pour l’automne et l’hiver, le royaume souterrain.
    Pour lui, la vie est idyllique jusqu’au jour où il connaît un cruel destin. Aimant à chasser, il parcourt la forêt et affronte un sanglier. L’animal blessé le charge et le jeune Adonis s’effondre, blessé à mort. Une goutte de son sang tombe par terre et donne naissance à l’anémone.

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